Dans la galaxie des start-ups et des marques, on pense produits, services et réputation. Bien souvent, on oublie pourtant comment incarner son entreprise à travers son équipe. Être corporate n’est plus un gros mot, bien au contraire. Mettre en avant sa boîte est un bon moyen pour elle d’avoir une bonne réputation. Cela porte même un nom : l’employee advocacy.

Pourquoi encourager ses troupes à être actifs sur les réseaux sociaux ?

Pour devenir des ambassadeurs de la marque

Aujourd’hui une entreprise, a fortiori une start-up, a besoin de se montrer sur les réseaux sociaux pour exister. Elle a aussi besoin de personnes qui incarnent la marque. Bien souvent, il s’agit des fondateurs qui, tels le leader vocal d’un groupe de rock, représentent l’image de marque. Pourtant, vos employé.e.s, quel que soit leur statut dans l’entreprise, font aussi partie de cette réputation. D’autant plus que leur présence multiplie de fait celle de votre marque.

Par ailleurs, la frontière entre vie professionnelle et vie privée est devenue si mince que le compte d’un.e collaborateur.trice peut faire double emploi. Sur Instagram et Facebook en particulier où ses ami.e.s, ses collègues peuvent être les mêmes personnes.  

Pour valoriser l’entreprise et l’esprit d’équipe

Cette mise en valeur a deux principaux objectifs. Le premier : valoriser l’entreprise, ses méthodes de travail. Qu’il s’agisse de partager les bonnes nouvelles (levée de fonds importante, arrivée d’une nouvelle recrue, prix remporté, etc.) ou de mettre en avant sa culture d’entreprise. De sorte à rendre les autres envieux et à attirer les talents chez soi. Cela passe évidemment par des photos bien choisies et des tweets tout aussi corporate. Le second : valoriser le travail d’équipe. Car pour souder ses troupes, rien de tel que :

  • d’engager la conversation sur Twitter ;
  • d’écrire un article sur LinkedIn ;
  • ou de faire quelques retouches pour les photos à poster sur Instagram.

Chacun peut y mettre sa patte, son talent, et valoriser ses compétence et ses collègues par la même occasion.

Comment inciter sa constellation à faire sa promo ?

Prendre la température

Pour autant, tout le monde, malgré l’époque, n’a pas forcément envie d’avoir un compte Twitter. De même, il n’est pas toujours évident de passer la brosse à reluire sur son boss via les réseaux sociaux. D’où l’importance de les inciter à être ce qu’ils.elles sont et à être sincères dans leur démarche. Bien entendu, cela commence par un bon esprit d’équipe au bureau. Si l’ambiance est digne d’une bataille rangée, inutile de jouer aux ami.e.s Ricoré sur Instagram. Apaisez l’atmosphère avant de pouvoir partager en ligne des ondes plus positives. Ce étant, cela peut aussi être une manière de souder les troupes autour d’un même projet. Tout dépend donc des causes du malaise.

En outre, dans une société où les jeunes recrues changent de boîte très souvent, aidées par LinkedIn, il n’est pas simple de garder le cap. Le turn-over peut être régulier et déstabilisant. Instaurer un climat de travail bienveillant, où les gens se sentent intégrés, leur donne alors envie de partager la bonne nouvelle… Dans le cas inverse, les entreprises craintives ont plutôt tendance à bloquer les réseaux sociaux sur les postes de travail, de peur d’être critiquées. Autant dire que, dans ce cas, tout le logiciel est à revoir.

Créer de bonnes raisons de s’investir en ligne

Ce n’est pas un post Twitter contre une augmentation, certes. Mais n’oubliez pas que tout investissement personnel sur la sphère professionnelle mérite récompense. Cela peut passer par quelques avantages et une négociation. Sans pour autant que cela devienne du donnant-donnant, la personne qui prend la peine de dire du bien, en toute sincérité, de l’entreprise, doit y trouver un bénéfice.

Empêcher ses collaborateur.trice.s d’aller sur les réseaux sociaux pour parler de leur entreprise est une hérésie. Au contraire, leur donner la parole, les bons outils, et la bienveillance qui va avec, ne peut pas être un danger. Dans le cas inverse, le problème vient sans doute de l’entreprise, pas des réseaux sociaux…