L’océan du web est rempli de dizaines de milliers d’influenceur.se.s. Et certain.e.s le sont plus ou moins réellement, tant il est simple de s’autoproclamer star au royaume des écrans. Mais seul.e.s celles et ceux qui le sont vraiment pour votre entreprise valent le détour et le carnet de chèques. Comment reconnaître un.e véritable influenceur.se ? Quel budget faut-il prévoir ? À quel moment faut-il faire appel à cette botte pas si secrète ?

Le marketing d’influence, une houle pas si nouvelle

On a beau être un peu amnésique sur les bords, le « marketing d’influence » ne date pas d’Instagram. Ni de Mathusalem non plus. Cependant, remontons 10 ans en arrière. À cette époque où le web était encore un terrain en friche pour les blogueur.se.s. Celles et ceux qui s’y risquaient avaient en majorité la tête coupée sur leurs photos.

Pour les autres, plus téméraires, il s’agissait de parler à visage découvert de mode, de beauté, de style de vie, et donc de produits. Autrement dit, tout ce qui fait le sel du réseau star Instagram aujourd’hui. Et les marques s’y intéressaient déjà et payaient quelques centaines d’euros pour un article parlant d’elles. Ne serait-ce que pour un blog qui avait 500 visites par jour. Pour l’époque, 500 visiteurs uniques et fidèles valaient déjà beaucoup.

Quand et pourquoi lancer les filets sur les « Influenceurs » ?

Pour parler de vos produits

Trouver la perle des influenceurs.se.s permet d’améliorer sa visibilité sur internet. Cela est parfois plus efficace qu’une véritable publicité. Pour autant, inutile de se précipiter. Il faut en effet avoir quelque chose à vendre, ou au moins une image de marque à partager.

Pour partager vos histoires

Pour développer votre univers ailleurs que sur vos propres photos et contenus en général, l’apport d’une créativité autre, qui parle à une autre communauté, agrandit votre univers. Votre story-telling s’exporte alors plus et de manière naturelle.

Pour agrandir votre communauté

Engager les services d’un.e influenceur.se suppose de lancer des campagnes. Celles-ci ne se limitent pas à l’apparition de photos mais à quelques ajouts qui font toute la différence. C’est notamment le cas des code promo. Ce petit accessoire est un booster de ventes phénoménal. De plus, pour les influenceur.se.s, c’est une manière de « récompenser » leurs abonné.e.s.

Gros poisson ou petite friture ?

À l’heure actuelle, il existe une sorte de vision floue sur ce que représente l’influence. Au départ, elle se mesurait effectivement en nombre d’abonné.e.s. Les marques, petites ou grandes, ne s’intéressant dès lors qu’aux plus de 100 000 followers dans l’espoir d’en toucher autant.

Or, ce n’est plus le nombre qui compte mais le taux d’engagement. Aujourd’hui les « plus de 100k »  intéressent effectivement les grandes marques, lesquelles les invitent à des événements chics notamment. Pour autant, les marques s’intéressent désormais plus à des influenceur.se.s de niche, qui peuvent avoir moins de 10 000 abonné.e.s..

L’étude Reech sur les influenceurs et les marques en explique encore cette année les raisons. Selon elle, les marques habituées aux partenariats sont sans doute lassées d’un faible retour sur investissement avec des influenceur.se.s plus connues, aux plus de 10 000 ou 100 000 abonné.e.s. Elles se tournent désormais vers les influenceur.se.s qui viennent seulement de plonger dans le bain et qui comptent entre 1000 et 5000 abonné.e.s. Cela coûte moins cher, moins de 500 € la campagne (contre plusieurs milliers d’euros parfois) et cela rapporte plus…

Quel rivage privilégier ?

À croire qu’aujourd’hui, il n’y a plus que lui qui compte : Instagram. Toujours selon l’étude Reech 2019, c’est sur ce réseau que l’engagement est le plus fort, à une écrasante majorité : 71,7 %, laissant des miettes à Facebook, Youtube, et aux blogs. Quant à Snapchat, que l’on croyait fort il y a encore quelques années, il n’a quasiment plus de force marketing (0,7%).

De la même manière, c’est sur Instagram que se font en majorité les demandes de partenariats, à 66,7%. Les blogs gardent néanmoins une petite place pas négligeable, avec 18,5%. Mais elle diminue encore et toujours…

Alors, à moins d’être une très grande marque, pour faire sa place sur Instagram avec les influenceur.se.s, mieux vaut choisir l’option petit poisson !