“Avoir l’air jeune”, c’est LA phrase à l’esprit de la plupart des entreprises. Une volonté toute à fait compréhensible à une époque où le fossé générationnel est plus marqué que jamais (Ok Boomer ?). Et pourtant avoir l’air jeune ce n’est pas si simple, surtout si vous êtes un acteur présent sur le marché depuis plusieurs générations. Ce n’est pas non plus la solution miracle pour communiquer avec sa communauté. Ce qui compte c’est adopter le bon ton pour parler la langue de ceux à qui vous vous adressez. 

Nous sommes un peu polyglottes alors laissez nous vous expliquer les ficelles du métier.

“N’oublie pas qui tu es !” – Mufasa

Pour mettre sa communauté en boîte il faut déjà savoir quelles sont les personas qui la composent. Pour cela la première réflexion doit se porter sur votre identité et vos origines, qui ne font pas tout mais sont tout de même une partie importante de qui vous êtes. Si vous êtes un acteur présent depuis quelques temps déjà votre image est établie et votre communauté vous suit en partie grâce à elle. Ce groupe est le cœur de votre communauté et il est primordial que votre vocabulaire lui soit adapté.

Qu’entendons-nous par “vocabulaire adapté” ? Plusieurs choses en réalité, c’est l’heure de ressortir vos cours de français du collège.

Le niveau de langue :

On commence par le plus simple. Vous vous en doutez le vulgaire n’a sa place nulle part. Aux antipodes: le registre soutenu peine à se trouver une place dans le milieu. Le français courant est historiquement le registre le plus employé car il permet de s’adresser naturellement à son audience. On remarque toutefois la montée en puissance de l’emploi de termes familiers, en particulier sur les réseaux sociaux. L’idée est d’adopter un ton plus détendu dans un environnement qui s’y prête. Vous commencez à saisir en quoi le ton à adopter n’est pas simple à choisir : il dépend autant des personnes à qui vous vous adressez que du contexte dans lequel vous leur parlez.

Le jargon

Cela peut paraître trivial et pourtant nombreuses sont les entreprises qui, quels que soient leurs âges, n’y prêtent pas attention. Au moment de choisir le ton à employer il faut également penser au lexique utilisé afin de ne pas noyer votre audience.

Rappelez vous que vous vous adressez à une majorité d’amateurs qui ne connaît absolument pas votre jargon. C’est donc votre travail de transcrire la précision du vocabulaire technique en vocabulaire courant en essayant bien sûr de ne pas perdre le sens de votre propos.

La langue

Attendez avant de rire parce que vous pensez que l’on va vous dire de parler la même langue que votre audience ! Ce n’est pas le cas. 

Au contraire, jouez sur les mots et sur les langues. Les Français sont stéréotypés à cause de leurs connaissances des langues étrangères et de l’anglais, mais ces clichés ont de plus en plus la vie dure. L’anglais principalement mais également l’espagnol et l’italien trouvent de plus en plus leur place dans la communication. En cause, une population jeune bien plus à l’aise avec différentes langues étrangères que ses aînés et qui préfère bien souvent l’authenticité de la langue originale à une traduction bancale mais facile d’accès. 

Sur quel ton s’accorder ? 

Dans votre recherche du mot et du ton juste vous allez sans doute vous poser cette question : “dois-je prendre au sérieux ou non” ? Ce choix va bien entendu vous aider à déterminer le ton que vous adopterez et les deux options se défendent. Sur les réseaux sociaux, média de l’interaction par excellence, les possibilités sont multiples. Pour ceux qui ont du mal, on vous propose également la version salle de classe.

“Louis V. est très sérieux, il faut continuer ainsi”

C’est compréhensible, certaines marques ont une image très sérieuse et peuvent donc difficilement se permettre de faire les humoristes. On pense en particulier aux marques de luxe que l’on voit assez peu se donner en spectacle préférant, à juste titre, entretenir une image haut de gamme. 

Si c’est votre cas, vous êtes l’élève qui a un peu de mal à interagir avec le reste de la classe mais dont les notes sont impeccables. Vous êtes fiers de votre travail et vous ne voulez pas donner de raisons aux autres de s’en moquer.

“Trop de bavardages mais de bons résultats pour Ned Flix”

Vous adorez faire passer un bon moment à votre communauté que ce soit à travers votre offre ou bien les interactions que vous avez avec elle. Vous animez cette communauté avec une bonne dose d’humour et une activité sur les réseaux quotidienne, bref vous êtes au point sur votre brand content. On vous suit autant pour ce que vous faites que pour votre personnalité sur les réseaux. 

En classe tout le monde vous adore, vous avez de bonnes notes et cela fait enrager vos professeurs qui n’arrêtent pas de vous rappeler à l’ordre dès que vous bavardez. Vous êtes un OVNI mais vous réussissez alors ou est le problème ? 

“Jessica Rambar fait la pitre en classe!”

Pour une marque, donner son nom à un type d’humour est une consécration. Vous avez décidé de vous spécialiser dans les blagues … nulles. Pour vous, tout tourne autour de l’humour, impossible de faire sans. C’est devenu une marque de fabrique et le moins qu’on puisse dire c’est que vous êtes difficile à contester.

Vous êtes le clown de la classe, vous faites rire tout le monde : élèves comme professeurs.

Vous êtes désormais un expert du ton et ne pouvez qu’avoir bon sur toute la ligne. Avec cela votre communauté est sûre de mordre à l’hameçon !