Euh, euh … Toutes celles et ceux qui ont un jour dû parler devant un micro sans y être préparé.e.s  le savent, le blanc ou le trou noir arrivent vite sur le tapis. À moins d’avoir un don inné pour la prise de parole, s’y préparer permet d’éviter les embûches. Le média training est là pour dérider les plus timides et canaliser les plus téméraires. Regardons de plus près les tenants et les aboutissants du speech parfait.

Les mille et une raisons de s’entraîner à prendre la parole

La prise de parole est universelle

Savoir parler en public et, a fortiori, devant les médias, est une qualité que beaucoup aimeraient avoir. La peur de prendre la parole a même un nom : la glossophobie. Et il y a visiblement peu de glossophobes au journal de 20h comme au micro de France Inter. Ou alors, ils le cachent bien. En effet, combien sont-ils sans notes, à débiter leur discours, à répondre du tac au tac, sans sourciller ? On a souvent l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie, mais devinez quoi ? ça s’apprend !

Pour autant, les temps changent et les médias aussi. Il n’est plus seulement question de télévision ou de radio. La prise de parole est partout, le règne de la vidéo aidant, et les eFntrepreneur.se.s doivent jouer le jeu. Que ce soit pour répondre à une interview diffusée sur YouTube, sur Facebook, un podcast, sur un média traditionnel, ou pour faire un discours. Lequel doit, bien évidemment, être impactant.

Votre parole est votre image de marque

L’importance du média training se trouve bien sûr dans la confiance qu’il peut vous apporter. Et, plus encore, sur ce que vous apportez à la notoriété de votre marque et à la pérennité de celle-ci.

Mais avoir la cravate de travers, se dandiner sur sa chaise lors d’une interview en plateau, en plus de trébucher sur un mot sur trois, cela fait mauvais genre. D’autant plus que prendre la parole en public ou sur un média lorsque l’on dirige une entreprise, c’est mettre celle-ci en jeu. Un mot de travers et c’est toute votre communication qui peut s’effriter, bad buzz compris. Dans ces cas-là, le média training peut aussi vous servir, pour gérer la crise. Quitte à, éventuellement, passer la main à un.e collaborateur.trice.

Le média training, à boire et à manger

De la respiration par le ventre à l’entraînement au réel

Le problème avec le coaching en général, et le média training en l’occurrence, c’est son absence de règles. Du coach qui vous demande d’imiter un animal, à celui qui vous lance dans la pleine conscience de vos 7 chakras, le domaine est saturé de plus ou moins bon.ne.s intervenant.e.s. Pour autant, certain.e.s utilisent sérieusement des méthodes issues des sciences cognitives par exemple. D’autres – et ils/elles sont nombreux.ses – vous apprennent le langage corporel, quand d’autres encore pensent qu’il s’agit d’un détail.

Anticiper, la clé d’un bon porte-parole

Si dans beaucoup de domaines l’anticipation est une qualité appréciable, elle devient indispensable lorsqu’il s’agit de prendre la parole dans les médias. Avant de se lancer dans le grand bain, il est primordial de se préparer en anticipant les questions. De vos chiffres clés à votre actualité en passant par toutes les questions que vous pensez taboues, listez TOUT. Puis, prenez le temps d’y répondre calmement, avec des arguments clairs et concis, facilement compréhensibles. En faisant cet exercice de manière régulière, vous serez beaucoup plus serein.e et à l’aise pour répondre à n’importe quelle demande d’interview (même celles d’Elise Lucet, si si !).

Faire passer son message

Mais quelle que soit la méthode et le média visé, il n’y a qu’un seul objectif au média training : vous apprendre à délivrer votre message. Devant un.e journaliste d’un média national comme lors d’une interview improvisée sur Facebook Live, il est important d’être parfaitement entrainé.e. Il n’est pas question de répondre de manière approximative aux questions posées ou encore de donner de fausses informations.

Les bons coachs sont ceux/celles qui vous permettent de mettre en ordre vos idées, de bien définir vos messages clés, de donner les bons chiffres, et d’avoir de la répartie en cas de question piège. Autrement dit, des professionnel.le.s qui savent comment fonctionnent les médias, ce qu’ils attendent, et comment en tirer partie. Nombre d’ancien.es journalistes proposent aujourd’hui des sessions de média training pour se mettre en situation réelle. Ce sont généralement des exercices très formateurs.

Apprendre à être concis.e

Lorsque l’on prend la parole dans les médias, on peut vite être atteint d’une logorrhée incontrôlable. C’est bien lorsque vous faites une interview pour de la presse écrite, c’est tout de suite plus compliqué dans les médias audiovisuels, lorsque vous avez quelques minutes voire quelques secondes pour faire passer votre message. Vous avez fondé votre entreprise et vous en connaissez les moindres recoins. Ce n’est pas une raison pour faire preuve d’incontinence verbale. Faites le tri ! Encore une fois, préparez-vous à faire des phrases courtes, à faire passer vos messages en quelques mots. Commencez d’ailleurs par définir votre entreprise en une phrase. C’est un exercice de longue haleine mais indispensable.

Mise en situation, exercices de questions/réponses classiques ou inattendues, le média training est comme un entraînement sportif avant une situation qui comporte une dose importante d’incertitude. Vous pouvez y aller les yeux fermés si vous êtes bien préparés, sinon c’est à vos risques et périls. On vous aura prévenu !