Non mais regardez-les tous les deux, enamourés depuis que les concerts existent, extatiques depuis que les pochettes de disque se font vitrines. Le design et la musique se sont rencontrés et ne se sont plus quittés. Pop-art et pop-culture dans le même bocal, créativité et rêveries ont créé un univers artistique à part entière. Et le streaming n’a pas réussi à les séparer. Aujourd’hui, la matière la plus simple vient titiller le couple : le papier. 

Les pochettes de disques, toujours vivantes, toujours debout

Qui a dit que le streaming détruirait l’art de la pochette de disque ? Non seulement le visuel compte toujours autant sur un écran mais, en plus, le vinyle est devenu indispensable aux fans de sons plus ou moins limpides et aux collectionneurs. 

Dans les années 50 déjà, le graphisme montrait sa patte, assez sobre et géométrique, à travers les pochettes de disques, de jazz principalement. Donnant à cette musique une couleur particulière, semblable à ses harmonies. Les pochettes (dessinées) étaient dues à cette époque à David Stone Martin, un illustrateur américain au trait fin, comme soulignant justement les accords. 

Dans les années 60, Les Beatles passaient par-là et le pop-art d’Andy Warhol aussi, donnant aux couleurs psychédéliques leurs lettres de noblesse. 

Et jusqu’à aujourd’hui, la couverture d’un album/d’un single ou d’un E.P, ne fait pas tout mais laisse entrevoir le but et la personnalité de l’artiste. Derrière tout cela, ce sont des graphistes, des designers, des photographes, qui prennent son pouls jusqu’à trouver le bon tempo. Ils en font d’ailleurs autant pour les clips, qui ont pris forme dans les années 80 avec Michael Jackson, pour se fondre littéralement dans le design avec Daft Punk (Around the World) à la fin des années 90.  

Aujourd’hui, alors que le vinyle et le streaming parviennent à s’entendre, d’autres formes de design se lancent dans l’accord graphisme/musique. C’est le cas du Paper Art

Le Paper Art au service des musiciens

Le Paper Art est cet art délicat du papier, du pliage au collage, pour mettre en forme tout ce que l’on veut. Cette technique héritée de l’origami s’adapte à tous les supports. Déjà utilisée dans la communication, la publicité, sur papier glacé, en vitrine, ou pour des événements, elle s’acoquine aussi avec la musique. 

Pochette de disques et affiches de concerts

Le Paper Art est en effet un outil formidable permettant de mixer des éléments en papier avec des éléments réels. Les musicien.ne.s, avec tous les supports qui sont les leurs aujourd’hui : streaming, affiches de concert, pochettes de disques, sont une véritable inspiration pour les designers qui s’amusent avec le papier. 

L’artiste peut d’ailleurs se retrouver au milieu d’un décor réel en papier pour sa couverture d’album ou son affiche, ou encore photoshopé.e au cœur d’une œuvre en papier. Car le Paper Art, en plus de la poésie ou même de la provocation qu’il est capable de générer, offre une illustration en 3D qui arrête immédiatement le regard.

Le clip en Paper Art 

On regarde sans doute moins MTV mais YouTube rend toujours le clip indispensable. Avec le Paper Art, il est possible de réaliser des vidéos originales, dans un décor tout en papier. Ou encore de faire du stop motion ou un petit film d’animation, de sorte à jouer sur différents codes créatifs et oniriques. 

Concevoir un clip avec un univers en Paper Art est aussi le meilleur moyen de poursuivre l’utilisation des éléments, de l’esthétique, pour les reproduire sur les autres supports (pochettes d’albums, merchandising, etc.). Et de donner une véritable identité visuelle à l’artiste : de l’album au concert. 

Inséparables, la musique et le design continuent leur vie ensemble mais, comme dans tous les couples, il faut pimenter un peu la vie pour éviter la routine. La magie du Paper Art ne sert-elle pas idéale ?…