Héritier des enseignes, le logo est l’identité d’une marque résumée en une création graphique, exploitable à l’envie sur tous les supports. D’un seul coup d’œil, on doit savoir à qui l’on a affaire. Un logo est comme une marque au fer rouge. Alors on ne le confie pas à n’importe qui et on brainstorme très sérieusement sur ce qu’il doit représenter. Voyons voir de quel bois le logo se chauffe et ce qui le définit.

1- Son caractère unique

Si vous confondez le logo de la Vache qui Rit avec celui de Babybel, vous allez avoir du mal à étaler votre fromage. Mais pour la plupart des gens, cela ne fait pas de doute, même si c’est écrit dessus en toutes lettres, c’est le logo qui fait tout sur les produits de grande consommation. Ainsi que pour les services et jusqu’à l’administration. Le logo est unique et de distingue dans la masse.

Le vôtre doit donc trouver ses propres marques, ne pas se baser sur ce que font les autres mais se dénicher une identité propre. Que ce soit au niveau du/des symboles qu’il représente, de sa forme globale et de ses couleurs.

2- Son caractère mémorisable (simple et lisible)

Un bon logo est un logo qui s’imprime immédiatement sur la rétine. Pas besoin de replay. Pour y parvenir, il doit être simple, autrement dit sans fioritures qui le rendraient illisible. Car un logo qui part dans tous les sens donne trop d’informations. Voilà de quoi le rendre incompréhensible.

À l’inverse, les meilleurs logos sont comme les blagues : les plus courts sont les meilleurs. À regarder celui d’Apple (une pomme), de Twitter (un oiseau), de Lacoste (un crocodile), de Nike (une virgule), le commun des mortels pourrait penser qu’ils ne se sont pas cassé la nénette pour sortir ça. Bien sûr, c’est tout l’inverse, de la forme de la pomme à celui du crocodile, tout a été pensé pour être immédiatement identifiable, dans sa simplicité la plus évidente. Simplicité ne voulant pas dire pauvreté créative, mais bel et bien le contraire.

3- Son caractère durable

Avoir un bon logotype c’est comme avoir un bon copain, ça doit durer dans le temps, ne pas céder aux modes. Comme pour le critère de simplicité, ce n’est pas évident de déterminer si un logo pourra traverser les époques.

Pour autant, l’eau coulant toujours sous les ponts, des envies de changement sont logiques. Mais jamais il ne faut changer du tout au tout un logo. Tout juste faut-il adapter la couleur aux nuances plus modernes ou modifier légèrement la police de caractère. Certaines marques parviennent ainsi à changer leur logo pour s’adapter aux époques. De telle sorte que, en près de 40 ans, des radios comme France Inter ou Europe 1, ont vu leur logotype respectif changer plusieurs fois, mais pas leurs couleurs !

D’autres marques bien plus jeunes ont cependant changé de logo plus brutalement, comme Airbnb, qui est passé de son nom en miniature et en bleu, à un logo corail comprenant un symbole (qui a connu beaucoup de moqueries à sa sortie en 2014). Reste qu’il est désormais le logo reconnaissable de la marque, et dans tous les cas, plus moderne que l’ancien dont peu de gens se souviennent …

4- Son caractère exploitable

Un bon logo doit pouvoir être utilisable partout, sur tous les supports, quelle que soit sa taille. De telle sorte que son graphisme doit être à la fois assez précis et assez simple pour ne pas devenir illisible, ou plutôt méconnaissable, sur une petite surface.

Ainsi le logotype d’une marque doit être tout aussi visible et lisible sur l’entête d’un courrier que sur une montgolfière. Aussi reconnaissable sur la poche d’un jean que sur un post Instagram. En résumé, le logotype est multi-support et multi-taille, sans perdre, dans un sens ou dans un autre, ses qualités graphiques.  

Avec un.e graphiste sur la même longueur d’ondes que vous et armé.e de bons conseils, vous allez pouvoir définir votre logo. Prenez tout le temps qu’il vous faudra car il vous suivra ensuite comme une ombre (le logotype, pas le graphiste, sauf si vous insistez).