Les relations presse sont comme les ricochets dans l’eau : le mauvais mouvement qui fait plouf ou le geste parfait qui touche les bonnes cibles une à une. Vous avez l’impression de ne jamais faire le bon lancer ? En 2018, le courant de la communication auprès des journalistes continue de changer. Du buzz perdu d’avance à la campagne de relations presse bien ficelée, comment éviter les embûches et réussir à communiquer efficacement ?

Un hameçon dans un bain d’informations

Le bon média, le bon journaliste, au bon moment

Au travers des e-mails et des sollicitations continues, les contenus envoyés par les attachés de presse arrivent par bancs de poissons sur les écrans des journalistes. Pour vous donner un petit aperçu, chaque journaliste reçoit en moyenne 300 mails … par jour. De quoi perdre la tête, ou tout simplement être tenté de diriger tout ce petit monde dans sa corbeille.

Il faut donc se différencier, sans en faire trop. Pour cela il important de savoir quels sont les bons médias à solliciter, les bons journalistes et surtout à quel moment.

Votre nouveau produit, nouvelle marque, répond à une tendance de fond ou à un besoin qui émerge ? Que ce soit dans l’alimentation, la mobilité ou le développement durable, il est essentiel de contacter les journalistes des rubriques concernées. Ils/elles sont à la recherche de nouveautés qui plairont à leur audience.

Car aux dernières nouvelles, non, le/la journaliste high-tech ne parlera pas de votre super nouvelle crème anti-rides. 

Non, vous n’êtes pas le meilleur du monde

Pour vous, votre business est incroyable, révolutionnaire et inédit. Ce n’est pas pour autant que les journalistes vont vous accueillir les bras grands ouverts. Car il faut voir la réalité en face, toutes les entreprises qui contactent les journalistes leurs disent la même chose. Alors différenciez-vous et ne faites pas de l’auto-promotion. Les médias ne sont pas là pour faire la publicité de vos produits ou de votre service. Ils font découvrir ou expliquent une tendance à leur audience.

Facilitez-leur la tâche

Aujourd’hui, une des meilleures façons de ressortir dans les médias, c’est d’apporter une plus-value, un peu de friture quoi. Autrement dit, des chiffres attestant d’une actualité du secteur, de votre actualité ou d’une tendance. Un sondage met en avant la croissance du marché de produits ou services comme les vôtres ? Vous avez fait une levée de fonds importante ? Le gouvernement a fait une annonce sur votre secteur ? Les informations chiffrées et études, offrent une parfaite mise en avant dont les journalistes sont friands pour contextualiser leurs sujets.

Personnalisez vos communications

Pour donner aux journalistes l’envie de vous lire, puis de vous mettre en avant, personnalisez chacun de vos messages. Rien de plus ennuyeux que de recevoir un e-mail envoyé à une base mal ciblée de 500 personnes. Le journaliste aura plus vite fait de le faire passer par-dessus bord que de cliquer sur « Répondre ». Et, dans 8 cas sur 10, c’est hélas ce qu’il fait.

Pour sortir du lot, donnez ainsi du sens à votre message, parce qu’il touchera immédiatement votre destinataire. Si vous avez déjà un carnet d’adresses bien rempli, c’est plus simple. Dans le cas contraire, commencez à le construire, et pas seulement avec des e-mails, mais aussi lors de rencontres. Si la conférence de presse ne fait plus tellement recette, les workshops sont une bonne manière d’attirer l’attention des journalistes.

Ne pas casser sa ligne sur une faute grave

Le message choc : attention à la tempête

Être à côté de la plaque, manquer sa cible, ou pire détruire une partie de la réputation de sa marque, c’est souvent ruer dans les brancards et tenter l’ironie sur un sujet délicat. S’il y a encore quelques années – pourrait-on dire, avant Twitter – le second degré était encore une manière de communiquer sans risque, aujourd’hui, vous risquez de casser votre ligne par un mot mal choisi, une illustration hors contexte. En d’autres termes, un vilain « bad buzz » que pourraient utiliser les journalistes. À moins, bien sûr, de travailler avec une agence particulièrement attentive qui trouvera le message choc sans prendre de risques…

Faites ce que vous savez faire de mieux

Votre réputation se joue sur un détail qui pourrait vous échapper. L’humour balourd, le doigt pointé sur une caractéristique physique, même de façon ironique, n’est plus audible. Le piège est grand comme un trou d’eau à marée haute. Tomber dedans est très facile, l’éviter demande de la finesse. Pour cela, ne tentez pas de passer par des canaux que vous ne maîtrisez pas, ou avec d’extrêmes précautions. Il vaut mieux déjà optimiser vos contenus sur ceux dont vous gérez le moulinet.

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